Gérer le stress d’une anesthésie locale : 3 méthodes efficaces

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3 méthodes pour réduire le stress d'une anesthésie locale.

Réduire l’anxiété préopératoire grâce à des techniques thérapeutiques 

 

L’anesthésie locale a pour objectif d’engourdir une zone précise du corps afin qu’une procédure médicale ou chirurgicale puisse avoir lieu. À la différence de l’anesthésie générale, elle n’introduit pas le patient dans une phase de sommeil. Bien qu’elle inhibe la sensation de douleur, l’anesthésie locorégionale ne freine pas l’anxiété préopératoire qui peut paralyser un patient et compliquer les procédures. Gérer le stress d’une anesthésie locale s’annonce donc essentiel pour faciliter le travail médical et éviter des complications. Nous vous proposons 3 méthodes efficaces dans cet article pour apaiser son angoisse et vivre sereinement une intervention.

 

1. Se détendre avant une opération avec l’hypnose médicale

 

L’hypnose médicale consiste à plonger le patient dans un état de conscience modifié, entre veille et sommeil. Cette phase hypnotique s’atteint grâce aux suggestions mentales, aux associations d’idées, à des images ou à des jeux qui stimulent l’imagination. 

L’hypnothérapeute accompagne verbalement le patient durant tout le processus afin de susciter un lâcher-prise et par extension, de détourner son attention de la douleur. Le mécanisme en jeu dans ce processus relève donc du palliatif et non du curatif. Bien que l’hypnose médicale n’agisse pas sur les symptômes, elle permet d’intervenir afin de les soulager. 

Plusieurs dispositifs peuvent éveiller cet état : 

  • la consultation d’un hypnothérapeute lors d’une séance d’hypnose, à distance ou en présentiel ;
  • l’autohypnose qui vise à atteindre cette sensation par ses propres moyens ;
  • l’utilisation d’un dispositif intermédiaire, comme les casques de réalité virtuelle thérapeutique, qui emploient les procédés hypnotiques.

Dans le cas d’une intervention, notamment chirurgicale, employer cette technique non médicamenteuse apporte un bien-être indéniable. En effet, elle tend à limiter la production d’adrénaline, ce qui induit un phénomène de détente. L’hypnose constitue un complément à l’anesthésie médicamenteuse sans effets secondaires. L’effet analgésique de l’hypnose médicale facilite les interventions et, surtout, réduit l’anxiété préopératoire.

Une étude du Dr N. Christou et du Pr M. Mathonnet met en lumière l’efficacité de l’hypnose pour gérer le stress des patients sous anesthésie locale. En effet, la recherche se concentre sur les personnes opérées en ambulatoire d’hyperparathyroïdie primaire. Pour réaliser cette intervention, le patient se retrouve dans une position inconfortable, ce qui suscite une gêne, malgré l’anesthésie locorégionale. L’hypnose est alors associée à la procédure d’anesthésie afin d’évaluer son influence sur le confort ressenti par le patient avant et après l’intervention. Le résultat des questionnaires est sans appel : le bien-être s’améliore après l’adjonction de l’hypnose en complément de l’anesthésie locale. Bien que d’autres études comparatives soient nécessaires, ce résultat reste profondément encourageant.

 

La réalité virtuelle réduit le stress préopératoire.

 

2. Diminuer l’angoisse préopératoire avec les bienfaits de la musicothérapie

 

La musicothérapie se définit comme une pratique de soin basée sur la médiation sonore ou musicale selon la Fédération Française de Musicothérapie (FFM). Son objectif consiste à soutenir, accompagner ou rééduquer les patients. Cette technique se développe sous deux biais : actif ou passif. 

Dans le premier cas, la pratique vise à exprimer ses ressentis par l’intermédiaire d’une création musicale. La voix, les instruments, mais aussi les objets environnants, deviennent un outil par lequel le patient explore ses sensations et évacue ses angoisses. Le second cas, la forme passive, se définit par une phase d’écoute. Le sujet reçoit le stimulus sonore, ce qui favorise sa relaxation

Tout comme l’hypnose médicale, la musicothérapie amène le patient à se détourner de ses souffrances pour se concentrer sur un autre aspect. De plus, l’harmonie musicale créée par la variation des sonorités réduit le taux de cortisol, l’hormone responsable du stress. À sa place, d’autres hormones se libèrent : la sérotonine, la dopamine et l’endorphine. Leurs propriétés analgésiques et euphorisantes procurent alors un profond sentiment d’apaisement. 

Cette thérapie vise à réduire l’emploi de médicaments, notamment lors de la phase préopératoire. En complément de l’anesthésie locale, la musicothérapie atténue donc le besoin de prémédication et facilite le rétablissement du patient.

 

La réalité virtuelle soulage le stress de l'anesthésie locale.

 

3. Gérer le stress d’une anesthésie locale avec la réalité virtuelle

 

La réalité virtuelle immerge son utilisateur dans un environnement 3D réaliste par le biais d’un casque VR. L’emploi de cette technologie dans le domaine médical se démocratise de plus en plus et pour cause, son effet analgésique et anxiolytique est surprenant. En effet, plusieurs études ont enquêté sur le sujet notamment l’équipe de Mosso Vázquez J.L., Wierderhold B.K., Miller I., Mosso Lara D. et Wierderhold M.D. Ces derniers ont constaté une diminution significative de la perception de la douleur (-22 %) et de la réponse viscérale (-8 % rythme respiratoire, -32 % salivation) dans le groupe employant la réalité virtuelle durant une gastroscopie par voie haute. 

De plus, la solution Healthy Mind combine les deux méthodes de relaxation précédentes, ainsi que des principes de cohérence cardiaque, pour limiter le stress des patients. Au cours des sessions, l’attention du sujet s’oriente vers l’univers virtuel et s’éloigne donc de l’atmosphère anxiogène. Nos casques ont déjà séduit de nombreux adeptes, comme la clinique Lille Sud, pour diminuer l’anxiété avant les interventions

Cette approche innovante, cumulable avec l’anesthésie locorégionale, réduit l’appréhension préopératoire. En plus de susciter la curiosité lors d’une première utilisation, les casques de réalité virtuelle permettent une immersion rapide.

Les séances durent jusqu’à 80 minutes et le praticien dispose d’une interface pour contrôler son déroulement. Le patient découvre alors un paysage de son choix parmi ceux proposés par notre équipe : balade en forêt, plage ensoleillée, montagne enneigée, jardin zen, monde sous-marin et montagne ensoleillée. Chaque ambiance introduit des éléments relaxants prévus pour susciter une détente durable.

 

L’emploi de techniques non médicamenteuses en parallèle de l’anesthésie locorégionale permet d’apaiser les angoisses préopératoires des patients. L’hypnose, la musicothérapie et la réalité virtuelle s’appuient sur une redirection de l’attention du sujet pour créer un sentiment de sérénité. Ces méthodes thérapeutiques présentent des avantages considérables dans le secteur de l’anesthésie-réanimation. En plus de gérer le stress avant une opération, elles favorisent également la rémission.

Chez Healthy Mind, nous avons choisi de développer la réalité virtuelle puisque cette technologie permet d’associer plusieurs principes dans un seul dispositif. Pour en découvrir davantage, nous vous encourageons à demander une démonstration de nos casques VR.